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La Vie d’Adèle en avant-première, une déception…

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© Wild Bunch Distribution

Dans le cadre du festival Paris cinéma qui se déroule du 28 juin au 9 juillet dans de nombreux cinémas de Paris, le film La Vie d’Adèle, chapitres 1 et 2, a été projeté en avant-première le dimanche 7 juillet au MK2 Bibliothèque, deux mois avant sa sortie. Pour rappel, le film du réalisateur Abdellatif Kechiche ainsi que les actrices Adèle Exarchopoulos et Léa Seydoux ont remporté la palme d’or à Cannes en mai dernier. Le film raconte l’histoire d’une adolescente qui découvre l’amour et son identité sexuelle grâce à une jeune fille plus âgée avec qui elle va vivre une histoire d’amour passionnelle.  Continuer

Serge Kaganski à propos de Kechiche et des critiques ciné

Sur Mediapart, Emmanuel Burdeau défend le film avec des pincettes, tenant ce propos qui me laisse abasourdi : « On gardera toutefois la tête froide, ce dont la critique semble n’avoir jamais été capable avec Kechiche. » Mais c’est dingue ça ! Il faudrait cacher sa joie, se retenir de jouir, ne surtout pas vibrer, ça pourrait salir la tenue impeccable du critique-penseur. M’enfin, le cinéma n’est pas un cadavre à disséquer, c’est une chose vivante, mouvante, génératrice d’élans et d’affects. Il faut certes l’analyser, le penser, mais l’exégèse ne doit pas empêcher de vibrer, de ressentir, de s’abandonner. Rester froid ? Non, mille fois non, si les films le commandent, il faut être chaud bouillant, brûler avec. Le ressenti incandescent n’est pas moins noble que la réflexion glaciale.

Extrait d’un article de Serge Kaganski (critique ciné aux Inrocks) paru sur son blog le 28 mai, au sujet du film La vie d’Adèle, film d’A. Kechiche, palme d’or, et des critiques reçues.

Je trouve ses mots beaux et justes et j’aime que M. Kaganski s’enflamme de la sorte pour un film. Je partage totalement son avis. Lorsque je vois un film qui me touche, je n’ai pas peur de m’enflammer, je ne retiens pas mes émotions. C’est à cela que sert le cinéma, non? C’est en tout cas cette quête d’émotions et de sensations qui me pousse à fréquenter si souvent les salles obscures.
Je suis d’accord avec Kaganski, le critique ciné est souvent beaucoup trop froid, quand il n’est pas carrément sapeur de moral. Son rôle n’est-il pas plutôt, lorsqu’il est séduit pas un film, de prêcher la bonne parole, de rallier un maximum de lecteurs à sa cause, de tout simplement vendre du rêve? Heureusement, certains critiques parviennent très bien à le faire et m’enrôlent gaiement dans leur trip cinématographique.

RDV le 9 octobre pour la Vie d’Adèle de Kechiche

Director Abdellatif Kechiche, actresses Lea Seydoux and Adele Exarchopoulos, react on stage after receiving the Palme d'Or award during the closing ceremony of the 66th Cannes Film Festival

Photo : Reuters

Une triple Palme d’or à Cannes, du jamais vu! Le réalisateur Abdellatif Kechiche et les actrices Léa Seydoux et Adèle Exarchopoulos ont tous trois étaient récompensés pour le film français La vie d’Adèle.

Le film, inspiré de la bande dessinée « Le bleu est une couleur chaude » de Julie Maroh, raconte une histoire d’amour entre deux jeunes filles. La critique semblait être unanime pour récompenser ce film, beau et émouvant.