Un samedi à Rock en Seine

rock en seine 2013

Tradition de la fin d’été, pour la 4 ou 5ème fois, je fais un tour à Rock en Seine. Ayant déjà passé le week-end précédent à la Route du Rock de Saint-Malo, je me limite à la journée du samedi 24 août, bien que la programmation du vendredi soit très tentante aussi. Avec ses 4 scènes, ses 60 concerts à la programmation riche et variée, Rock en Seine rassemble pour la onzième année consécutive plus de 110 000 festivaliers. Ce samedi, je viens entre autres voir Phoenix. Récit heure par heure comme si vous y étiez.

16h45 : Arrivée sur les lieux. Le domaine de Saint-Cloud est déjà bien rempli. Je ne m’attends pas à voir autant de monde alors que les concerts viennent à peine de commencer.

17h : Nous nous asseyons tranquillement dans l’herbe face à la grande scène où joue le jeune rockeur anglais Eugene McGuinness que je connais à peine. Prestation pas mal mais sans plus, il est encore un peu tôt pour danser. Nous profitons des timides rayons du soleil. La météo annonce de la pluie pour la fin de soirée mais pas encore de gros nuages à l’horizon. Le monde afflue et nous remarquons un grand nombre de tee-shirts noirs aux initiales du groupe de rock Nine Inch Nails qui se produit dans quelques heures.

17h45 : Nous nous dirigeons vers la scène de la Cascade où les français de La Femme vont bientôt jouer. Le groupe qui tourne depuis 2010 et a sorti son premier album Psycho Tropical Berlin en avril dernier semble très attendu. L’album a reçu un bon accueil par la critique et les parisiens ne manqueraient sous aucun prétexte ce nouveau groupe dont tout le monde parle. Le public accueille chaleureusement les 6 membres qui prennent place sur scène et s’enchaînent les titres dansants, un mélange de rock, surf pop, électro, parfait pour se mettre en jambe. Vient le moment du titre phare de l’album Sur la planche 2013, la foule et moi-même entonnons avec la chanteuse les paroles « Sur la plage, dans le sable, je recherche des sensations, sur la planche, sur la vague, je ressens des sensations… » quand un membre du groupe sort une planche jaune, s’élance dans les vagues humaines et surf sur le public quelques instants. Les festivaliers et moi-même sommes conquis, l’ambiance monte d’un cran. Après une petite heure de show, nous avons bien sautillé et chanté et sommes chauds pour la suite des concerts.

La femme

19h : Nous nous dirigeons vers le bar où chacun attend sagement son tour dans une file, j’ai rarement vu ça. Nous nous installons aux abords de la scène de l’Industrie et grignotons quelques délicieuses frites maison bio en guise d’apéro. Le belge Kid Noise s’excite devant une foule très en forme. Nous écoutons avec intérêt son mélange de groove, électro, dub mais préférons garder nos forces pour la suite.

20h : Nous repartons vers l’entrée du festival où se trouve la 4ème scène. Les américains de Wavves se déchaînent sur leur guitare mais leur son punk ne nous convainc guère. Après une vingtaine de minutes, nous reprenons la direction de la grande scène où les fans de Nine Inch Nails se pressent. Je ne connais pas ce vieux groupe de rock anglais, bien qu’apparemment culte. Je suis donc curieuse de voir à quoi cela ressemble. Quelques titres de ce rock un peu vieillot nous suffisent. Nous préférons filer voir le DJ Jackson & his computer band (ci-dessous).

Jackson & his computer band

21h30 : Après avoir bien dansé sur l’étrange et indescriptible son électro de Jackson & his computer band, il est temps de se restaurer avant la suite des hostilités. Nous migrons vers l’espace cuisine du monde. Le stand de viande argentine testé et approuvé à plusieurs reprises nous fait envie mais la queue est trop longue. Nous optons pour une poêlée mexicaine bien riche qui nous tiendra au corps jusqu’à la fin.

22h : A peine le temps d’engloutir notre repas que nous voilà déjà en train de sauter sur les tubes électro de Vitalic VTLZR. La foule est impressionnante, très dense. Vitalic a énormément gagné en notoriété ces dernières années. Encore une fois, il a mis le paquet sur les effets visuels qui participent à enflammer le dancefloor. Les festivaliers ont le sourire, ils s’éclatent. C’est la troisième fois en 3 ans que je vois le DJ français et à chaque fois, je passe un excellent moment à danser comme une folle.

22h45 : Nous nous extirpons de la foule avant la fin du set de Vitalic afin de nous garantir une bonne place pour le très attendu concert de Phoenix. Un flot gigantesque de festivaliers nous suit, nous pressons le pas jusqu’à la grande scène où le concert commence dans quelques minutes. Nous sommes plutôt bien placés. La foule est au taquet pour accueillir les Versaillais.

23h : La scène est plongée dans le noir. Un son de clavecin rappelant Versailles se répand. Les écrans montrent l’arrivée du groupe en voiturette de golf. On les voit descendre de l’engin et gravir les marches qui les mènent à l’immense scène. Nul doute qu’un grand stress doit s’emparer d’eux à cet instant, avant de prendre place devant les 40 000 spectateurs trépignants d’impatience. Ils disent dans une interview qu’ils attendent et préparent ce concert parisien depuis 1 an. Nous les voyons apparaître sur scène et commencent les notes d’Entertainment, titre de leur nouvel album Bankrupt !. Le show est parfait, réglé au millimètre, les tubes s’enchaînent accompagnés de vidéos et effets visuels léchés. Thomas Mars, le chanteur ne manque pas de remercier le public entre les chansons.

00h15: Le show bat son plein, une légère pluie commence à tomber. Il  n’y avait pas eu une goutte jusque-là. Thomas Mars descend de la scène, prend un micro équipé d’un très très long fil rouge et part fendre la foule en courant. Il passe à côté de nous. Le public se charge de faire suivre le fil du micro. Le chanteur parcourt les 50m qui séparent la scène de la cabine du caméraman qu’il escalade pour s’adresser et remercier le public situé dans le fond. Puis il plonge dans la foule pour regagner la scène en slamant. Très belles images que de voir Thomas Mars voguer sur les festivaliers qui le ramènent en moins d’une minute sur la scène. Le public hallucine de ce qui vient de se produire. Thomas Mars est résolument rock, pour ceux qui en douteraient encore. Le concert s’achève une dizaine de minutes après. Des morceaux des cinq albums ont été joués, sans oublier le culte If I ever feel better. La pluie est maintenant battante mais les festivaliers quittent le lieu avec le sourire, ils ne s’attendaient pas à une prestation d’un si haut niveau de la part de Phoenix. Et maintenant jouons à « Mais où est Thomas Mars?! » Allez je vous aide!

thomas mars rock en seine

Thomas Mars sur la cabine de la régie puis slam dans la foule et le fil rouge du micro tenu par le public.

En conclusion, j’ai adoré le concert, je m’en suis donnée à cœur joie pour chanter les chansons que je connais sur le bout des doigts. Il faut dire que je les suis depuis le début, depuis United, leur premier album sorti il y a 13 ans. C’est la troisième fois que je vois Phoenix, à chaque fois en festival. La première fois, c’était au printemps de Bourges en 2007 puis au Main Square Festival d’Arras en 2009 et déjà l’alchimie avec le public était palpable. Mais ce soir-là, j’ai pu voir à quel point le groupe est monté en puissance, notamment au niveau de la mise en scène, de l’enchaînement des titres… Ils sont devenus de vraies bêtes de scène. Leur tournée mondiale continue aux USA mais ils reviennent en France en novembre (Marseille, Lyon, Nantes, Toulouse et Lille). Ne les manquez pas si vous êtes dans le coin.

01h : Nous voilà dans le métro, fatigués mais heureux de notre soirée. Je salue les organisateurs de Rock en Seine qui encore une fois ont assuré et nous ont fait passer un bon moment. Je n’ai rien à redire. Un bon souvenir de festival de plus dans un coin de ma tête.

Photo bonus pour ceux qui auront lu l’article jusqu’au bout. Je ne pouvais pas parler de Phoenix sans partager avec vous cette photo collector qui date de 2010. A l’occasion d’un festival électro organisé dans le musée des beaux-arts de Bruxelles, j’avais croisé les membres de Phoenix qui étaient venus en spectateur. J’avais échangé quelques mots avec eux et Laurent Brancowitz, le guitariste du groupe avait gentiment pris cette photo de Thomas Mars et moi. 😉

thomas mars
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2 Responses to "Un samedi à Rock en Seine"

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  1. Baptiste

    3 septembre 2013 at 13 h 51 min

    tu avais donc largement touché thomas avant rock en seine alors !
    bel article, biz

    • Joce My je ne sais quoi

      3 septembre 2013 at 20 h 38 min

      héhé, et oui! Je lui avais peut-être même claqué la bise aussi… en fait je ne m’en souviens plus très bien.